Laura Garcia Vitoria

Territorios del conocimiento/Territoires de la connaissance Sociedad del conocimiento/Société de la connaissance : les regards sur l'identité personnelle et professionnelle dans la société de la connaissance

2/13/2019

Trois regards pour des Territoires de Demain


1.                   Trois entités novatrices,
2.                   Trois projets initiateurs,
3.                   Trois regards évolutifs.
Du Réseau «Territoires de Demain» pour un monde de demain

1. ARENOTECH

Elle est un réseau d’enseignants, de chercheurs et d’acteurs territoriaux né à la suite de l’Appel de Venise lancé au Musée Correr au printemps 1996. L’ONG «Art Éducation Nouvelles Technologies» est lancée à la demande du Ministère de l’Éducation français sous forme de consortium pour une économie territoriale de la connaissance. Elle a donné naissance, aux côtés du Réseau européen des Villes Numériques, à la Fondation des Territoires de Demain.
Devenue une organisation non gouvernementale, ce réseau est présent dans plusieurs pays européens, elle est présente dans une vingtaine de pays européens, mais également en Asie, Moyen orient, Afrique et Amérique), aux côtés d’entités telles que le Réseau européen des Villes Numériques, l’Observatoire européen des Espaces Multimédia ou encore notre Club d’Analyses Prospectives.
A l’heure de la genèse d’une Knowledge Society, c’est toute une épistémè qu’ARENOTECH propose de réécrire, c’est une plate-forme de savoirs et de références qu’elle constitue à l’échelle internationale. Dans le domaine de l’élaboration de systèmes de savoirs, de leur gestion et de leur transmission, les processus d’innovation et les transferts de compétences retiennent ainsi toute son attention, au travers de la création notamment d’environnements régionaux d’apprentissage.
ARENOTECH a à son actif des nombreux colloques et séminaires dans le domaine des mutations culturelles et éducatives contemporaines. Le réseau qu’elle constitue poursuit l’ambition de fournir une réelle visibilité à tous les acteurs des mutations contemporaines.
Elle a dirigé du côté français le projet européen: MOSAIC (Trans-European Telecommunications Networks - INFSO) et Weest (Direction Éducation Culture de la Commission Européenne)

2. Réseau des Villes Numériques

Elle est née dans l’amphithéâtre de «Sources d’Europe» à La Défense en 1997. Grâce aux multiples activités de structures telles que ARENOTECH, le Club d’Analyses Prospectives (nés en 1995) ou de l’Observatoire des Espaces Multimédia (né le 7 mai 2001), ce sont des équipes de l’Association (devenue «Réseau européen des Villes Numériques» le 29 mai 2001) a été accompagné par bien des collègues d’institutions françaises et étrangères -de la Cité des Sciences (avec notamment son événement fondateur du Mois des Villes Numériques de février 1998 à la Commission Européenne -.
Plusieurs événements illustrent les principales étapes de cette histoire, tels que les premiers Etats Généraux des Collectivités Publiques Numériques organisées le 18 mars 1999 par l’Association des Villes Numériques et placés sous le haut patronage de Monsieur Jacques Chirac et sous la présidence de Monsieur Laurent Fabius à l’Assemblée nationale - suivies de la remise des «Rubans Numériques» en étroite collaboration avec Dexia - et qui se déclinèrent par la suite en de multiples événements.
Ce fut le rythme de ces rencontres et échanges qui caractérisèrent ce moment avec près d’un événement par semaine… Notre objectif est donc aujourd’hui non pas d’intégrer tous les documents y référant et encore moins le compte-rendu de l’ensemble des rencontres organisées, mais de restituer au travers d’un choix que l’on imagine difficile un moment de notre passé qui justifie des affirmations d’aujourd’hui basés sur des choix expliquant nombre de réalisations, de succès, mais aussi bien évidemment d’échecs. L’équipe des Villes Numériques se vit décerner en 2002 le Label «Paris Europe».
Ainsi, si aujourd’hui on évoque les futurs quartiers numériques français, c’est en fonction bien souvent - sans qu’au demeurant les différents acteurs le sachent et s’en rendent compte -comme héritiers de cette histoire! Si les startups locales et les écosystèmes dont ils issus, mais également qu’ils ont contribué à créer, donnent naissance à de nouvelles cartographies territoriales de l’innovation et des compétences, c’est souvent aussi grâce à des actions basées sur des convictions qui se sont forgées à cette époque.
Le RVN a développé nouveaux projets dont les plus importants concernent :
1.      la réalisation de télévisions locales ou encore les vidéo-blogs territoriaux
2.      l’élaboration de nouveaux espaces de consultation interactive des habitants
3.      la collaboration entre polarités de compétences et réseaux d’excellence
4.      les baromètres d’opinion dynamiques
5.      les outils d’administration interne des entités territoriales
6.      les fils RSS au service des décideurs locaux et des habitants
7.      la participation de tous les acteurs locaux aux choix et au développement des projets territoriaux.
Certains s’appuient largement sur les travaux de jeunes entreprises innovantes, d’autres sur des comités régionaux d’experts pour permettre aux collectivités locales de permettre  à leurs entreprises développer des stratégies de mutualisation de marchés et de réponses communes à des appels d’offres, et ceci notamment à l’échelle internationale :
• un groupe d’experts latino-américains répondant aux besoins de la coopération décentralisée entre entités territoriales et économiques d’Europe et d’Amérique latine
• un groupe d’experts œuvrant pour la collaboration économique entre collectivités françaises et chinoises.
De même en est-il pour d’autres pays asiatiques (Inde), les régions euro-méditerranéennes (Maroc Tunisie, Egypte), les collectivités innovantes africaines (Cameroun, Sénégal, Mali) et naturellement les nouveaux pays entrants dans l’Union européenne (Roumanie).

3. L’association de préfiguration de la Fondation des Territoires de Demain

Cette ONG  internationale a un caractère philanthropique, scientifique et éducatif et vise à la promotion et la diffusion de l’intérêt générale.
Elle est un réseau international qui:
1.      réunit des institutions publiques, des organisations civiles et de petites entreprises émergentes à l’échelle internationale,
2.      développe des nouvelles pratiques et  échanges dans le domaine de l’innovation sur plusieurs continents,
3.      promeut des écosystèmes thématiques et géographiques,
4.      crée  de nouveaux espaces d’innovation et des modèles de mise en relation inédites,
5.      multiplie des démarches immersives et des “expéditions de savoirs”.
L’association de préfiguration de la Fondation des Territoires de Demain a pour ambition de devenir un réseau international de bénévoles reconnue d’utilité publique. Ses Fondateurs, bénévoles depuis sa création, ont réussie à créer un réseau international d’excellence au service du territoire.
Elle est Issue d’initiatives associatives et de projets européens lancés dès 1995, elle réunit des milliers d’acteurs de l’innovation dans le monde entier dans le but de déployer des technologies de la connaissance et contribuer à la création d’espaces dédiés à l’innovation de rupture et au développement de territoires intelligents.
Le respect de la parité, de la diversité humaine, du plurilinguisme et des impératifs du développement durable sont au cœur de la réflexion et de l’action de la Fondation. Elle labellise comme «Territoire de Demain» les collectivités et les nouveaux espaces d’innovation engagées dans la création de nouveaux rapports à toutes les formes de savoirs qui les définissent dans leur identité, leurs projets présents et la co-construction de leurs horizons futurs.
Après la création du Living Lab des Territoires de Demain en 2008, la fondation a créé des réseaux d’innovation ouverte et notamment: le Living Lab des Territoires de Demain lui-même permis le développement d’autres Living Labs et espaces de l’innovation en Europe, Afrique, Amérique Latine, les Caraïbes, l’Océanie et la Chine, Inde… et ;
1.      En 2009 la Communauté internationale d’Innovation et de Connaissances à l’Institut Français de Budapest,
2.      En 2010 le Réseau européen et international des nouveaux emplois et des nouvelles formations au Ministère des affaires Étrangères et Européennes à Paris,
3.      En 2011 le Réseau français des Living Labs et espaces de l’innovation (ReLaI) au Conseil Économique et Social et Environnemental à Paris,
4.      En 2012 le Réseau des Living Labs et espaces de l’innovation d’Amérique latine et des Caraïbes à Numérica (Montbéliard),
5.      En 2013 le consortium des affaires et de l’innovation,
6.      En 2015 –  2016 – 2017 une plateforme d’innovation,
7.      En 2017 (en construction collective): un système d’information de Laboratoires vivants d’innovation en matière de santé (SILAVIS) avec Medellín et Barcelone.
8.      En 2017 une revue scientifique :
(http://www.territories-of-tomorrow.org/actualites/revue-territoires-de-demain-2019/)
La Fondation développe les synergies et le partage d’expériences entre les différents réseaux d’innovation déjà existants et ainsi démultiplie leur capacité d’action et leur rayonnement à l’échelle européenne et internationale. En effet, l’une des premières actions de la Fondation des Territoires de Demain a été la création de réseaux thématiques et géographiques. Une mobilisation qui réunit des acteurs dans des institutions publiques, des organisations civiles et de petites entreprises émergentes. Ensemble découvrent l’opportunité de gagner des marchés, des possibilités de transfert technologique, des collaborations et des synergies dans plusieurs domaines..

Trois projets européens

1.      MOSAIC, (Museums over States and Virtual Culture), programme TEN TELECOM «Trans-European Telecommunications Networks», DG société de information.
2.      WEEST, (Women’s education and employment in science and technologies), programme «Lifelong Learning», DG Education et Culture.
3.      PROINTERNET

MOSAIC

Le projet européen MOSAIC (Museums over States and Virtual Culture) qui s’est déroulé dans le cadre du programme TEN TELECOM en 1997/1998 a tracé un véritable état des lieux - le premier probablement en ce domaine - en vue de la constitution future dans les années à venir d’un réseau européen de musées virtuels. Ce fut pour ARENOTECH l’occasion de développer son analyse sur les technologies de l’intellect dans les futures villes de la connaissance. C’est très largement à partir des préconisations qui en sont directement issues que se sont dès lors engagées recherches technologiques et réalisations de terrain tant en Europe qu’ailleurs dans le monde. Outre le travail de veille qui a été engagé à cette occasion et qu’ARENOTECH a poursuivi par la suite à travers ses séminaires européens (Abbaye de Fontevraud), cette étude de faisabilité qu’était en fait MOSAIC entendait avant tout tracer un vaste panorama prospectif illustrant les grands axes des propositions et analyses du Consortium. La réflexion française, accompagnée par un important travail de dissémination à travers l’Europe, portait quant à elle pour l’essentiel sur le rapport futur du patrimoine virtuel au territoire. Le projet fut aussi l’occasion de souligner qu’il n’était pas question de limiter la muséologie virtuelle au cadre d’un écran informatique, indiquant ainsi combien la réalité augmentée avait vocation à apporter une contribution pour le moins conséquente sur le terrain même des espaces patrimoniaux.
Un autre enjeu majeur pour les partenaires du projet était de réfléchir sur la définition de ce que ne manqueront pas d’être à l’avenir de véritables centres – pilotes qui auront pour objet la divulgation à l’échelle internationale du patrimoine culturel. La constitution de tels espaces numériques - sur le modèle par exemple du centre créé par le consortium dans la capitale italienne - se base sur la présence notamment de salles immersives, mais surtout sur une infrastructure permettant de participer à distance à des travaux de laboratoire ou à des conférences.
La raison d’être de tels lieux - de véritables espaces multimédia constitués pour mettre à disposition contenus culturels et patrimoniaux - est de contribuer aussi et surtout à créer des opportunités de travail dans de nouveaux métiers et en tout cas de se faire les promoteurs d’une culture basée sur un accès aux plus récentes réalisations en la matière. Les contributions d’ARENOTECH au projet ont notamment montré comment l’attractivité territoriale des années à venir serait la résultante commune de la gestion de son identité et de sa volonté de développer l’innovation technologique dans l’ensemble de ses savoirs faire.
Les réflexions de prospective territoriale, singulièrement en ce qui concerne les usages futurs en termes culturels et patrimoniaux des réseaux à haut débit d’une part et des terminaux mobiles de l’autre, ont abouti, à la fin du projet, à la création par ARENOTECH du Club d’Analyses Prospectives qui rassemble régulièrement chercheurs et acteurs territoriaux notamment autour d’enjeux culturels et sociétaux.

WEEST

 Il est un projet communautaire financé dans le cadre du programme CONNECT (2000/2002) DG Culture. Le produit final a été un site WEB, qui est un instrument de référence pour l’égalité des chances dans les domaines scientifiques, techniques et technologiques, en particulier pour orienter les filles dans leurs choix de formation et d’orientation professionnelle. Le site a pour but de diffuser une nouvelle image de la science montrant la participation des femmes au développement scientifique dans le passé et aujourd’hui.
Il a pour objectif également de promouvoir des actions positives, des activités exemplaires, des informations utiles pour favoriser l’accès des filles à des secteurs qui sont restés essentiellement masculins. Il est enfin une « plateforme » de discussion entre les jeunes et des femmes scientifiques, entre les professionnels qui travaillent à différents niveaux pour cette cause.
Nous avons décidé dans le cadre de ce projet d’interviewer des femmes qui ont entrepris une carrière dans les domaines scientifiques, techniques ou technologiques. A partir de ces interviews, des « portraits » de femmes sont tracés et publiés sur le site de WEEST.
Des études et des statistiques provenant de l’Europe entière démontrent que, bien qu’aujourd’hui, le niveau d’éducation atteint par les femmes soit plus élevé, dans tous les cas leur rayon d’action reste confiné dans certains milieux, qui ne sont pas ceux scientifiques, Nombreuses sont les difficultés pour entrer dans le monde du travail même si la femme possède des capacités techniques.
Le respect des genres est un « must » pour une société qui vient juste de rentrer dans le troisième millénaire, autant sur le plan de l’éducation que sur celui de l’emploi. Ces thèmes acquièrent une importance particulière dans les secteurs scientifiques et technologiques qui sont traditionnellement beaucoup moins équilibrés pour ce qui concerne l’égalité des chances.
Les technologies de l’information et de la communication offrent un grand potentiel pour la promotion d’un système éducatif européen respectueux des genres.
Le projet WEEST a favorisé la participation des femmes à la recherche scientifique et aux activités de transfert technologique à travers une utilisation intensive des ICT, en établissant un lien entre le monde de l’éducation et celui du travail.
De cette façon, le projet a contribué à l’échange d’expériences significatives sur l’égalité des chances dans le cadre de l’éducation scientifique et dans celui des carrières scientifiques.
À travers le WEB, le projet a réalisé une exposition on line sur le rôle des femmes dans l’histoire de la recherche scientifique et un point de référence pour les enseignants.
Il  a permis également de réaliser l’échange d’expériences pilotes destinées à favoriser l’accès des femmes au secteur scientifique, fournissant ainsi des instruments pour l’orientation professionnelle dans le domaine des carrières scientifiques et technologiques.
Les résultats du projet peuvent se résumer en:
             Accroître la sensibilité en milieu scolaire par rapport au rôle que l’éducation peut représenter pour la prise de conscience des différences de genre;
             Développer des modèles d’éducation qui prennent en considération la différence de genre dans les styles d’études selon les lignes des études pédagogiques les plus modernes;
             Donner aux femmes des instruments qui peuvent les aider à trouver du travail ou des occasions de formation professionnelle dans des domaines scientifiques traditionnellement destinés aux hommes;
             Diffuser une nouvelle image de la science, en montrant son côté « féminin », à travers une exposition sur le rôle joué par les femmes dans le cadre de l’histoire de la recherche scientifique et en mettant en contact les jeunes avec des femmes savants et des expert(e)s.
Le projet a donné naissance à un network entre les écoles, les agences de formation, science centres, pouvoirs locaux, associations/fondations/organisations qui travaillent dans le secteur de l’éducation et de l’orientation professionnelle en utilisant les nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et les méthodologies didactiques innovatrices.
Le projet WEEST a été ainsi dès 2000 particulièrement novateur en matière de nouvelles formations et de nouveaux emplois et se trouvait être la référence pour le projet de ProInterNet initié en 2010.

PROINTERNET

Les nouveaux métiers de Demain
Projet européen de l’association de préfiguration de Fondation des Territoires de Demain, programme Lifelong Learning, DG Education and Culture dont elle a été le responsable de la dissémination.
Il a été un projet du programme Leonardo da Vinci de la Commission Européenne (2010/2012) qui s’est donné de créer un réseau d’acteurs dans le domaine des métiers et des formations dédiées à Internet. Les difficultés, en effet, sont nombreuses: le recrutement, la qualification, la perception du marché du travail, l’adéquation d’une éducation traditionnelle face à des formes complètement nouvelles de pensée en matière technologique et de transmission du savoir.
La stratégie en la matière fut construite et présentée à l’occasion du séminaire organisé à l’Unesco le 11 mars et à celle qui s’est tenue au Ministère des Affaires européennes et internationales français le 11 juin 2010 par exemple et en liaison avec les représentants de l’OCDE, le Comité des Régions et la Commission Européenne. La dissémination de laquelle la Fondation des Territoires de demain était responsable s’est poursuivie avec notamment la présentation du projet et du Réseau au Parlement européen de Bruxelles le 30 septembre (à la suite notamment de celle qui a été faite au Parlement à Strasbourg le 8 juillet 2010).
Le travail ainsi réalisé par la fondation Territoires de Demain est à l’origine de nombreuses initiatives en France, en premier lieu, en  Europe,  Afrique,  Amérique latine….

Les nouvelles formes de penser :

Aller du connu vers l’inconnu illustre une démarche d’apprentissage et d’aventure. Comme à l’aventure, il est évident, dans ce cas qu’il y aura autant de stratégies qu’il y aura d’individus et de contextes. Certains vont se plier à ce qui est nécessaire ou possible et s’y préparer alors que d’autres vont partir à la recherche de ce qui leur conviendra le mieux et feront courber le possible à leurs contraintes ou exigences. Chacun développe ses propres stratégies selon le sujet, ses objectifs, ses conditions matérielles ou temporelles, son contexte…
Le «fait-le vous-même»  démontre que collectivement nous sommes capables de nous enseigner nous-même : apprenants, élus, acteurs territoriaux, enseignants et chercheurs, nous sommes tous apprenants.  De nos jours, les entreprises et même les écoles et universités commencent à intégrer activement le co-enseignement dans leurs pratiques.

Trois regards:

1.      Le Q.I (quotient intellectuel) d'Alfred Binet et Simon, inventé au début du XXème siècle et d'autre part le Qi asiatique (prononcer tchi pour le chinois ou ki en version japonaise), ce souffle vital qui est présent partout.
Le Q.I. Il est le rapport entre l'âge mental résultat d'un test psychométrique. Le concept d'intelligence est alors réduit aux productions mesurables du cerveau. Cette construction du monde consacre la séparation du corps et de l'esprit Le. 
2.      Dans la perspective asiatique l'énergie circule par le corps et par l'esprit, la circulation de l'énergie opère via des lignes d’énergie qui traversent le corps avec pour centre le Dantian. Par des pratiques et des exercices réguliers alliant respiration et mouvement, la circulation du Qi favorise un niveau d'énergie et de santé.
3.      Aujourd'hui une autre façon de penser le monde qui, par besoin de renouvellement et d'innovation, cherche moins de dichotomie et plus la recherche. Avec le Q.E quotient émotionnel on est soit face à une recherche du Q.I et du Qi face à la possibilité d'intégrer plus de sensibilité et sens commun dans nos façons d'appréhender le monde et ses territoires.
Le mot «comprendre» vient du latin «cum» - avec -  et «prehendere» - saisir -.  Il ne s'agit pas de seulement prendre mais de prendre et assembler avec d'autre chose. Aussi, «comprendre» implique une activité d'intégration de chaque nouvel élément introduit. À partir de là, l’acteur prend conscience des accords consensuels, des limites, des flou, des débats et aussi à quel point d’un sujet on peut décider.  Dans cette perspective chacun a le sentiment de avancer et de faire grandir les autres, de créer des liens en réciprocité avec les autres. Dans cette perspective, l’empreinte collective prend le nom de commun. C'est un résultat qui se partage entre tous. Dans le langage commun, le commun est une indistinction et le dénominateur commun nous porte à l’union et la redistribution.
La mise en commun. Les formes contemporaines de coopération et de mise en commun sont des réseaux ouverts contributifs, ce sont des Communautés de connaissances. Elles trouvent leur fertilisation dans des jonctions qui sont d'abord physique dans un café, un espace d’innovation, dans un lab. D'individus motivés s'assemblent pour imaginer des solutions alternatives et s'organiser pour agi. Dans ces projets et entreprises agiles des groupes se forment autour d'un objet commun, souvent un objet à forte valeur sociétale ou autre. C'est pourquoi les territoires sont la maille la plus prolifique pour Co construire des communs territoriaux qui intéressent à tous les citoyens. Lorsqu'un territoire se saisit de son potentiel social, économique, démographique, historique technique, environnemental et politique, il est en capacité de générer des  nouvelles richesses pour : Développer des savoirs particuliers à travers d’intelligence collective, Favoriser les rencontres et réseaux ; Susciter des projets d'innovation ; Créer des communautés créatrices d’innovation pour s'épanouir ; Accorder une place à l'erreur et accueillir les initiatives ; Aider à capitaliser et faire connaître les communs générés ; Créer les infrastructures favorisant la coopération et des lieux d'échange et de rencontres.
Lorsque des communs se développent sur un territoire une coopération s'unit. En effet agir en commun est une méthode qui crée des liens et produit des biens, des ressources qui à leur tour facilitent l'action en commun. Quand cette relation est devenue un système, il s’agit d’un territoire apprenant.

Comment les Territoires de Demain peuvent apporter leur concours ?

Tout d’abord sur le constat de la situation actuelle :
1. Aujourd’hui, l’innovation repose d’abord et avant tout sur des processus territorialisés d’apprentissage et de transmission des connaissances. Le rôle de la fondation est de faciliter la lecture et la compréhension du système à destination des acteurs territoriaux et des chercheurs face à la multiplicité des écosystèmes de l’intelligence et de l’apprenance territoriale.
2. Actuellement, on assiste à l’émergence d’une forme territorialisée d’innovation et d’entrepreneuriat social et collaboratif, autour de principes fondateurs forts tels que l’empowerment. À l’émergence aussi d’une nébuleuse entrepreneuriale (start-up, scale-up, entreprises de croissance et d’hyper-croissance, think-tank, acteurs de l’économie collaborative, makers…) dans la fabrique de la ville avec ses «entrepreneurs volontaires». Dans ce cadre, la Fondation encourage cette recherche destinée à comprendre les effets des méthodologies de projet (méthodologies créatives, design thinking...) et des formes d’usages des lieux (lieux éphémères...) introduits par ces acteurs.
3. La place de ces espaces agiles dans la fabrique de la ville amène ainsi à s’interroger sur le rôle de ces lieux ouverts d’innovation dans l’émergence de nouvelles formes d’actions notamment dans les milieux ruraux. Les recherches de la Fondation ont porté sur les espaces de créativité de l’innovation sociale, ouverte et ascendante, tant il est vrai  qu’un tiers-lieu permet de croiser plusieurs dimensions et de générer des dynamiques nouvelles et des innovations.

Le rôle de la Fondation

La Fondation http://www.territories-of-tomorrow.org/fondation/ a accompagné la création de espaces d’innovation en France et à la internationale en étant un elle-même ; http://www.territories-of-tomorrow.org
De 1996 à ce jour le  développement de lieux dédiés à l'innovation a permis à la Fondation d’acquérir un véritable savoir-faire dans ce domaine. Elle offre son expertise aux multiples acteurs qui souhaitent être aux premiers rangs de ces mutations. Elle décrypte le langage particulier dans le domaine d’innovation car les problèmes à résoudre en situation réelle sont complexes, et sollicitent fréquemment de croiser différents enjeux et champs de connaissances. L’accélération des rythmes économiques et de la complexité requièrent des savoir-faire relatifs à la conduite «agile» des projets. Tout ceci tend à passer de l’ère de la formation à celle de l’apprendre ensemble, de la transmission de contenus de références et de prescrit à la résolution des problèmes par l’intelligence collective. Il y a donc l’idée qu’il convient d’apprendre autre chose, et particulièrement de coopérer de manière transdisciplinaire pour résoudre les problèmes ensemble et cherche ensemble un autre savoir vivre commun, comme elle fait depuis ses débuts (http://www.arenotech.org)
http://www.territories-of-tomorrow.org/actualites/le-grand-debat/

L’intelligence : le principal travail  pour évoluer est de l’exercer

Nous ne sommes pas préparés à ce qui est un véritable changement de civilisation que Ray Kurzweil résume ainsi : «Dès les années 2030, nous allons, grâce à l’hybridation de nos cerveaux avec des nano-composants électroniques, disposer d’un pouvoir démiurgique» La vitesse d’évolution de l’Intelligence Artificielle est tellement rapide que nous entrerons peut-être dans la phase de remplacement de l’Homme par l’IA.
L’augmentation des capacités humaines, la fabrication d’Intelligences Artificielles, la création de la vie en éprouvettes et la colonisation du cosmos sont les cinq premiers objectifs de certains réseaux. La gouvernance et la régulation des géants du numérique et des technologies NBIC qu’ils sont presque seuls à maîtriser, sont des enjeux politiques cruciaux. Et il est déjà tard pour réguler ce Géants du numérique idéologique/technologique dont aucun homme politique, ni élus, ni responsables territoriaux ne nous en parlent et ils ne nous informent à ce sujet : manque un Grand Débat à ce propos.

Deux sociétés

1.               Celle de l’apprentissage collective, innovante et permanente tout au long de la vie, indispensable de nos jours pour développer une économie territoriale du savoir valorisant une véritable inclusion technologique et sociale.
2.               Une autre soucieuse surtout de conserver ses acquis ou ce qu’elle perçoit comme telle.
La solution? serait développer les espaces d’innovation sur les territoires créant ainsi un écosystème cognitive propice à des nouvelles formes de transmission de savoir avec autant de stratégies qu’il y aura d’individus et de contextes; néanmoins on retrouvera des constantes fondamentales communes. Dans ce cadre chacun développe ses propres stratégies selon le sujet, ses objectifs, ses conditions matérielles ou temporelles, son contexte…  Collectivement ses acteurs sont capables d’apprendre dans un même objectif. Les acteurs territoriaux, Elus… peuvent ainsi bénéficier des nouvelles connaissances distribuées par les citoyens. Les  Grands entreprises et certains  centres de formation commencent à intégrer activement le co-apprentissage dans leurs pratiques; à chaque milieu de développer ses stratégies.

Objectifs

L’objectif est de faciliter une compréhension face à la multiplicité des écosystèmes d’intelligence apprenante territoriale et à l’apparition des nouvelles formes territorialisée d’innovation entrepreneuriat, social et collaboratif (Labs, start-up, scale-up, entreprises de croissance et d’hyper-croissance, think-tank, makers…). La place de ces espaces agiles dans la fabrique de la ville amène ainsi à s’interroger sur le rôle de ces lieux ouverts d’innovation dans l’arrivée de nouvelles formes d’actions notamment dans les milieux ruraux.
Ces lieux sont le nouveau moteur de l’innovation sociale et technologique et le creuset de nouvelles compétences, d’une forme d’intelligence collective qui contribue à la dynamique créatrice des territoires - urbains ou ruraux – et répondent aux enjeux du développement durable.

1/01/2019

2019, nuevos desafios, nouveaux défis

5/24/2017

Escueta evocación de “Un misterio eutrapelístico aristotélico y tomístico”


“Un misterio eutrapelístico aristotélico y tomístico”
Las virtudes éticas más importantes según Aristóteles son: la fortaleza, la templanza, la justicia.
  • La templanza es el Punto medio entre el libertinaje y la insensibilidad. Consiste en la virtud de la moderación frente a los placeres y las penalidades.
  • La valentía es el punto medio entre el miedo y la temeridad.
  • La generosidad es el punto medio entre el uso y posesión de los bienes. La prodigalidad es su exceso y la avaricia su defecto.
Prudencia: el hombre prudente es aquel que puede reconocer el punto medio en cada situación. Cuando uno hace algo virtuoso, la acción es buena de por sí. La prudencia no es ni ciencia ni praxis, es una virtud.
La definición tradicional de justicia consiste en dar a cada uno lo que es debido. Según Aristóteles, existen dos clases de justicia:
  •  La justicia distributiva, que consiste en distribuir las ventajas y desventajas que corresponden a cada miembro de una sociedad, según su mérito.
  •  La justicia conmutativa, que restaura la igualdad perdida, dañada o violada, a través de una retribución o reparación regulada por un contrato.
Aristóteles considera que el fin que busca el hombre es la felicidad, que consiste en la vida contemplativa. La ética desemboca en la política. Aristóteles concibe al Estado como una comunidad de iguales que aspira a la mejor vida posible; una especie de ser natural que no surja como fruto de un pacto o acuerdo, sino que tiene sus raíces en la naturaleza de las cosas. El hombre es un animal social («zoon politikon») que desarrolla sus fines en el seno de una comunidad. La política del hombre se explica por su capacidad del lenguaje, único instrumento capaz de crear una memoria colectiva y un conjunto de leyes que diferencia lo permitido de lo prohibido.

Aristóteles expuso en la Política la teoría clásica de las formas de gobierno, la misma que sin grandes cambios fue retomada por diversos autores en los siglos siguientes.
La célebre teoría de las seis formas de gobierno se basa en el fin del régimen político (bien común o bien particular). Los regímenes políticos que buscan el bien común (puros) son:
  •  Si gobierna una sola persona: monarquía
  •  Si gobiernan pocas personas: aristocracia
  •  Si gobiernan muchas personas: democracia

Y las degradaciones de estos regímenes políticos se traducen en:
  •   La degradación de la monarquía es la tiranía
  • La degradación de la aristocracia es la oligarquía
  •   La corrupción de la democracia es la demagogia

Santo Tomas (S.XIII),  tuvo en cuenta todos los pensamientos anteriores incluidos el de Averoes, la Escuela de Toledo (S.XII) tradujo los textos griegos y latinos desde la antigüedad que se habían traducido en árabe y retraducidos en latín. Así pues el cristianismo tomístico se enriqueció de las interrogaciones científicas de su época!

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5/13/2017

Mounir Mahjoubi, un député modèle pour un quartier du savoir

5/02/2017

Les principes essentiels de la Kabbale



Les principes essentiels de la Kabbale d’Isaac Luria, aboutit à un métaphysique immatérialiste et monadiste :
« Rien ne peut être créé à partir de rien. Et comme la matière ne peut être créée. Ni exister par soi en raison de la bassesse de sa nature. Où l’on tire la déduction qui est plutôt un fondement que nulle chose vile ne peut exister par soi. Il n’existe donc aucune matière dans la nature des choses. Tout ce qui est vraiment est Esprit. Mais cet esprit est incréé et éternel, intelligent, sensible, vital, se mouvant par soi, infini dans l’étendue et existant nécessairement par soi. Et par conséquent, cet esprit est l’essence divine. Et aucune essence autre que divine ne peut exister par soi. Comme, à la vérité, il n’existe aucune essence en dehors de celle-ci dans l’univers en vertu des axiomes 1, 2, 3, 8 et qu’il est clair qu’une chose (provient) de cette essence unique, par une action de division – il est évident que l’essence divine peut se diviser. Puisque l’essence divine existe vraiment, il existe d’innombrables particules individuelles, et qui peuvent s’étendre et s’étaler en des cercles de puissance et d’étendue infinies. Et puisque les grains de sable particuliers, les petits grains des pavés et les particules de l’air, de l’éther, etc., sont des parties de cette essence divine, il est tout aussi évident que ces dernières peuvent se réunir et se resserrer en particules extrêmement ténues. De l’assemblage de ces particules est formé le monde qu’on appelle matériel bien qu’il soit en réalité spirituel, formé assurément d’esprits en particules divisées de l’essence divine, contractées et ramassées en monades ou points physiques.  Cette contraction est l’état de sommeil ou d’engourdissement pour ces particules divines – leur expansion, l’état de réveil. Il y a différents degrés de réveil, à savoir : dans la vie végétative, sensitive, rationnelle… ; bien plus enfin se font le réveil et l’expansion, dans un cercle d’amplitude et de puissance infinies, jusqu’à ce que cette parcelle divine en cet esprit particulier puisse se construire un Monde formé de terre, d’eau, d’air, de ciel et des autres parties. Et, par conséquent, cet Esprit particulier peut – à partir de l’exemple de la fine poussière de marbre – devenir la plante, à partir de la plante l’animal, de l’animal l’homme, de l’homme l’ange, enfin le Dieu créateur d’une nouvelle Terre et d’un nouveau Ciel. Et on peut dire de même à propos des particules individuelles de l’essence divine, qu’il est nécessaire qu’elles soient ou bien toutes séparables sans doute, ou encore qu’elles puissent être des Dieux créateurs des terres et des cieux, ce qui est cela même qu’un enfant, par une nuit blanche dans les écoles, interrogé par moi sur le point de savoir s’il croyait à un Dieu unique, me répondit en souriant qu’il croyait à l’existence d’un grand nombre de Dieux, distincts les uns des autres »

Axiomes alchimiques

  • 1.     Tout ce qu’on peut accomplir par une méthode simple ne doit pas être essayé par une méthode compliquée. Il n’y a qu’une seule Vérité dont l’existence n’a pas besoin de preuve, parce qu’elle est elle-même sa propre preuve pour ceux qui sont à même de la percevoir. Pourquoi se servir de la complexité pour chercher ce qui est simple ? Les sages disent : “Ignis et Azoth tibi sufficiunt”. Le corps est déjà en votre possession. Tout ce qu’il vous faut, c’est le Feu et l’Air.
  • 2.     Nulle substance ne peut être rendue parfaite sans une longue souffrance. Grande est l’erreur de ceux qui s’imaginent que la pierre des philosophes peut être durcie sans avoir été préalablement dissoute; leur temps et leur travail sont perdus.
  • 3.     La nature doit être aidée par l’art toutes les fois qu’elle manque de force. L’art peut servir la nature, mais non la supplanter. L’art sans la nature est toujours anti-naturel. La nature sans l’art n’est pas toujours parfaite.
  • 4.     La nature ne peut être améliorée qu’en elle-même. La nature d’un arbre ne peut pas être changée par l’arrangement des branches, ni par l’addition d’ornements ; il ne peut être amélioré qu’en perfectionnant le sol sur lequel il croît, ou par la greffe.
  • 5.     La nature use de la nature, la comprend et la vainc. Il n’y a point d’autre connaissance que la connaissance de soi-même. Tout être ne peut réaliser vraiment que sa propre existence, mais non celle d’un élément qui lui est totalement étranger.
  • 6.     Celui qui ne connaît pas le mouvement ne connaît pas la nature. La nature est le produit du mouvement. Au moment où le mouvement éternel cesserait, la nature entière cesserait d’exister. Celui qui ne connaît pas les mouvements qui se produisent dans son corps est un étranger dans sa propre maison.
  • 7.     Tout ce qui produit un effet pareil à celui produit par un élément composé est également un composé. L’Un est plus grand que tous les autres nombres, car il a produit l’infinie variété des grandeurs mathématiques ; mais nul changement n’est possible sans la présence de l’Un qui pénètre toutes choses, et dont les facultés sont présentes dans ses manifestations.
  • 8.     Rien ne peut passer d’un extrême à l’autre sauf à l’aide d’un moyen. Un animal ne peut pas arriver au céleste avant d’avoir passé par l’homme. Ce qui est antinaturel doit devenir naturel avant que sa nature puisse devenir spirituelle.
  • 9.     Les métaux ne peuvent pas se changer en d’autres métaux avant d’avoir été réduits à la prima materia. La volonté propre, opposée à la volonté divine, doit cesser d’être pour que la volonté divine puisse envahir le cœur. Nous devons nous dépouiller de toute sophistication, devenir semblables à des enfants, pour que la parole de sagesse puisse retentir dans notre esprit.
  • 10.  Ce qui n’est pas mûr doit être aidé par ce qui est parvenu à maturité. Ainsi commencera la fermentation. La loi de l’induction régit toutes les régions de la nature.
  • 11.  Dans la calcination, le corps ne se réduit pas, mais il augmente de quantité. Le véritable ascétisme consiste à abandonner ce dont on n’a pas besoin, lorsqu’on a reçu quelque chose de meilleur.
  • 12.  Dans l’alchimie, rien ne porte de fruit sans avoir été préalablement mortifié. La lumière ne peut pas luire à travers la matière, si la matière n’est pas devenue assez subtile pour laisser passer les rayons.
  • 13.  Ce qui tue produit la vie ; ce qui cause la mort amène la résurrection ; ce qui détruit crée.
  • 14.  Rien ne sort de rien. La création d’une forme nouvelle à pour condition la transformation de l’ancienne.
  • 15.  Tout ce qui renferme une semence peut être augmenté, mais point sans l’aide de la nature. Ce n’est qu’au moyen de la graine que le fruit portant des graines plus nombreuses vient à la vie.
  • 16.  Toute chose se multiplie et s’augmente au moyen d’un principe masculin et d’un principe féminin. La matière ne produit rien si elle n’est pénétrée par la force. La nature ne crée rien si elle n’est imprégnée par l’esprit. La pensée reste improductive si elle n’est rendue active par la volonté.
  • 17.  La faculté de tout germe est de s’unir à tout ce qui fait partie de son royaume. Tout être dans la nature est attiré par sa propre nature représentée dans d’autres êtres. Les couleurs et les sons de nature semblable forment des accords harmonieux ; les substances qui ont des rapports les unes avec les autres peuvent se combiner ; les animaux de la même espèce s’associent entre eux, et les puissances spirituelles s’unissent aux germes avec lesquels elles ont de l’affinité.
  • 18.  Une matrice pure donne naissance à un fruit pur. Ce n’est que dans le sanctuaire le plus intime de l’âme que se révèlera le mystère de l’esprit.
  • 19.  Le feu et la chaleur ne peuvent être produits que par le mouvement. La stagnation, c’est la mort. La pierre jetée dans l’eau forme des cercles excentriques progressifs, qui sont produits par le mouvement. L’âme qui ne s’émeut pas ne peut point s’élever et se pétrifie.
  • 20.  Toute la méthode commence et finit par une seule méthode : la cuisson. Voici le grand arcane : c’est un esprit céleste descendant du soleil, de la lune et des étoiles, et qui est rendu parfait dans l’objet saturnien par une cuisson continuelle, jusqu’à ce qu’il ait atteint l’état de sublimation et la puissance nécessaires pour transformer les métaux vils en or. Cette opération s’accomplit par le Feu Hermétique. La séparation du subtil d’avec l’épais doit se faire avec soin, en ajoutant continuellement de l’eau ; car plus les matériaux sont terrestres, plus ils doivent être dilués et rendus mobiles. Continue cette méthode jusqu’à ce que l’âme séparée soit réunie au corps.
  • 21.  L’œuvre entière s’accomplit en employant uniquement de l’eau. C’est la même eau que celle sur laquelle se mouvait l’Esprit de Dieu dans le principe, lorsque les ténèbres étaient sur la face de l’abîme.
  • 22.  Toute chose doit retourner à ce qui l’a produite. Ce qui est terrestre vient de la terre ; ce qui appartient aux astres provient des astres ; ce qui est spirituel procède de l’Esprit et retourne à Dieu.
  • 23.  Où les vrais principes manquent, les résultats sont imparfaits. Les imitations ne sauraient donner des résultats purs. L’amour purement imaginaire, la sagesse comme la force purement imaginaire ne peuvent avoir d’effet que dans le royaume des illusions.
  • 24.  L’art commence où la nature cesse d’agir. L’art accomplit au moyen de la nature ce que la nature est incapable d’accomplir sans l’aide de l’art.
  • 25.  L’art hermétique ne s’atteint pas par une grande variété de méthodes. La Pierre est une. II n’y a qu’une seule vérité éternelle, immuable. Elle peut apparaître sous maints différents aspects : mais, dans ce cas, ce n’est pas la vérité qui change, c’est nous qui changeons notre mode de conception.
  • 26.  La substance qui sert à préparer l’Arcanum doit être pure, indestructible et incombustible. Elle doit être pure d’éléments matériels grossiers, inattaquable au doute et à l’épreuve du feu des passions.
  • 27.  Ne cherche pas le germe de la pierre des philosophes dans les éléments. C’est seulement au centre du fruit qu’on peut trouver le germe.
  • 28.  La substance de la pierre des philosophes est Mercurielle. Le sage la cherche dans le Mercure ; le fou cherche à la créer dans la vacuité de son propre cerveau.
  • 29.  Le germe des métaux se trouve dans les métaux, et les métaux naissent d’eux-mêmes. La croissance des métaux est très lente ; mais on peut la hâter en y ajoutant la Patience.
  • 30.  N’emploie que des métaux parfaits. Le Mercure imparfait, tel qu’on le trouve ordinairement dans certaines contrées de l’Europe, est tout à fait inutile pour cette œuvre. La sagesse du monde est folie aux yeux du Seigneur.
  • 31.  Ce qui est grossier et épais doit être rendu subtil et fin par calcination. Ceci est une opération très pénible et très lente, parce qu’elle est nécessaire pour arracher la racine même du mal ; elle fait saigner le cœur et gémir la nature torturée.
  • 32.  Le fondement de cet art consiste à réduire les Corpora en Argentum Vivum. C’est la Solutio Sulphuris Sapientium in Mercurio.Une science dépourvue de vie est une science morte ; une intelligence dépourvue de spiritualité n’est qu’une lumière fausse et empruntée.
  • 33.  Dans la Solution, le Dissolvant et la Dissolution doivent rester ensemble. Le Feu et l’Eau doivent être rendus aptes à se combiner. L’intelligence et l’amour doivent rester à jamais unis.
  • 34.  Si la semence n’est pas traitée par la chaleur et l’humidité, elle devient inutile. La froidure contracte le cœur et la sécheresse l’endurcit, mais le Feu de l’Amour Divin le dilate, et l’Eau de l’Intelligence dissout le résidu.
  • 35.  La terre ne produit nul fruit sans une humidité continue. Nulle révélation n’a lieu dans les ténèbres si ce n’est au moyen de la lumière.
  • 36.  L’Humectation a lieu par l’Eau, avec laquelle elle a beaucoup d’affinité. Le corps lui-même est un produit de la pensée, et a pour cette raison la plus grande affinité avec l’intelligence
  • 37.  Toute chose sèche tend naturellement à attirer l’humidité dont elle a besoin pour devenir complète en sa constitution. L’Un, de qui sont sorties toutes choses, est parfait ; et c’est pourquoi celles-ci renferment en elles-mêmes la tendance à la perfection et la possibilité d’y atteindre.
  • 38.  Une semence est inutile et impuissante, si elle n’est mise dans une Matrice appropriée. Une âme ne peut pas se développer et progresser sans un corps approprié, parce que c’est le corps physique qui fournit la matière nécessaire à son développement.
  • 39.  La chaleur active produit la couleur Noire dans ce qui est humide ; dans tout ce qui est sec, la couleur Blanche ; et, dans tout ce qui est blanc, la couleur Jaune. D’abord vient la Mortification, puis la Calcination, et ensuite l’éclat doré produit par la lumière du Feu Sacré qui illumine l’âme purifiée.
  • 40.  Le Feu doit être modéré, ininterrompu, lent, égal, humide, chaud, blanc, léger, embrassant toutes choses, renfermé, pénétrant, vivant, intarissable, et le seul employé par la nature. C’est le Feu qui descend des cieux pour bénir toute l’humanité.
  • 41.  Toutes les opérations doivent être faites dans un seul Vaisseau et sans le retirer du Feu. La substance employée pour la préparation de la Pierre des Philosophes doit être rassemblée en un seul lieu et ne doit pas être dispersée en plusieurs lieux. Quand une fois l’or a perdu son éclat, il est difficile de le lui rendre
  • 42.  Le Vaisseau doit être bien clos, en sorte que l’eau ne s’en échappe pas ; il doit être scellé hermétiquement, parce que, si l’esprit trouvait une fissure pour s’échapper, la force serait perdue : et en outre il doit être bien clos, afin que rien d’étranger et d’impur ne puisse s’introduire et s’y mélanger. II doit toujours y avoir à la porte du laboratoire une sentinelle armée d’un glaive flamboyant pour examiner tous les visiteurs, et renvoyer ceux qui ne sont pas dignes d’être admis.
  • 43.  N’ouvrez pas le Vaisseau avant que l’Humectation soit achevée. Si le Vaisseau est ouvert prématurément, la plus grande partie du travail est perdue.
  • 44.  Plus la Pierre est alimenté et nourrie, plus la volonté s’accroîtra. La sagesse divine est inépuisable ; seule est limitée la faculté de réceptivité de la forme.